Share Button
Hey ! C’est Florian.

Est-ce que tu as déjà eu l’impression de ne pas être sur la même longueur d’onde que les autres ? De penser différemment ? Est-ce qu’il t’arrive de douter de toi et de tes capacités ? Voir de te dévaloriser ?

Si c’est le cas, j’ai écris pour toi un petit guide que tu peux télécharger GRATUITEMENT ici :

Les 5 erreurs qui t’empêchent de t’épanouir quand tu es atypique.

Ces erreurs, moi aussi je les ai faites. Et je t’explique comment les éviter.

Aller, on se retrouve là-bas !

Hauts Potentiels, une seule définition ?

On les appelle surdoués, enfants intellectuellement précoces (EIP), Hauts Potentiels Intellectuels (HPI), Hauts Quotients Intellectuels (HQI), hyperphrènes, surefficients, APIES… beaucoup de termes différents pour désigner ces 2 à 3% de la population aux particularités hors normes.

Qu’est-ce que le Haut Potentiel Intellectuel (HPI) ?

Beaucoup de spécialistes du sujet ont leur propre définition du Haut Potentiel (HP). On retiendra qu’un enfant (ou adulte) est considéré HPI si son QI est supérieur ou égal à 130 sur l’échelle standard (ex : Wechsler). Soit 2 écarts types au dessus de la moyenne. Malgré cela, le test de QI est nécessaire mais pas suffisant.

Voir aussi : Le test de QI est-il vraiment fiable ?

Le fonctionnement de l’HP étant plus qualitatif que quantitatif, certains paramètres comme l’intelligence émotionnelle, la pensée en arborescence, la gestion des émotions… sont primordiaux et doivent faire partie du contexte de dépistage. C’est pour cela qu’il est important de faire le test avec un psychologue qualifié et habilité à en faire passer.

Il existe certains centres spécialisés pour passer ce genre de test. Par exemple les centres Psyrene et Cogitoz. Malheureusement, ces bilans ne sont pas remboursés et il faut compter entre 300 et 400 euros pour un test complet. Même si ces centres sont spécialisés sur ces tests, l’appréciation sur leur suivi est très partagée sur les différents avis. Je mets ces références à titre d’information et laisse le choix à ta libre appréciation. Il existe aussi des praticiens libéraux très bien pour faire passer ce genre de test. N’hésite pas à demander des témoignages sur les groupes Facebook spécialisés.

Concrètement, quelles sont les caractéristiques d’un zèbre ?

Comme évoqué précédemment, il n’y a pas une seule définition du haut potentiel intellectuel. Ni même de l’intelligence d’ailleurs. A différents moments du siècle dernier on a interrogé les spécialistes sur la définition de l’intelligence. Devine quoi ? Aucun n’a jamais donné la même. Au delà des parutions scientifiques tout aussi disparates sur le sujet, Jeanne Sciaud-Facchin nous donne des caractéristiques intéressantes. Ces caractéristiques ne se retrouvent pas forcément toutes en même temps chez les HPI mais elles témoignent d’un fonctionnement à part entière.

  • La pensée en arborescence

La où le commun des mortels va avoir une pensée linéaire et structurée, le haut potentiel a un fonctionnement différent. En effet, chaque idée va se diviser en d’autres idées et ainsi de suite. A la manière d’un arbre et de ses branches : c’est l’effusion mentale. Pour une personne au fonctionnement neurologique classique, cela ferait beaucoup trop d’informations. Néanmoins l’HPI a une capacité beaucoup plus importante de traitement et de vitesse de l’information. Cela est dû à un nombre de connexion entre les neurones bien plus élevé que la normale due à une augmentation de la masse de matière blanche dans le cerveau.

  • Leur cerveau droit serait prédominant

L’hypothèse de Jeanne Sciaud-Facchin est que cette caractéristique entraînerait un certain nombre d’aptitudes plus élevées. Les HPI seraient plus intuitifs, plus émotifs et plus créatifs.

  • Le traitement de l’information dans le cerveau est plus rapide

Comme expliqué précédemment, l’HPI présente des différences au niveau neurologique. Ces différences ont été prouvées par l’imagerie médicale (Nusbaum et al, 2017) par une équipe de chercheurs du CHU de Lyon. L’imagerie permet de mettre en évidence que le cerveau des HPI fonctionne plus vite et différemment.

  • Ils ont une aisance dans le domaine logico-mathématique

Les HPI sont capables de trouver facilement la solution d’un problème de mathématiques. En revanche, ils auront du mal à expliquer comment ils y sont arrivés. Parallèlement, la plus grand quantité de matière blanche dans leur cerveau les amène à savoir prendre des décisions rapides avec un grand nombre d’informations.

  • Ils veulent absolument tout comprendre

Cette exemple me rappelle l’histoire d’un enfant que j’ai rencontré. Il était capable de démonter entièrement la montre de son père et de la remonter à l’identique uniquement pour voir de quoi elle était faite. Tu l’auras compris, la curiosité est une caractéristique prédominante chez les HPI. Attention cependant, cela porte uniquement sur les sujets qui leur plaisent. L’imagerie nous permet de constater que le fonctionnement du cerveau HPI augmente et accélère avec les défis. Cette dernière hypothèse permet de comprendre un peu mieux d’où vient cette envie compulsive d’apprendre.

  • Les HPI ont du mal avec le second degrés

Selon Jeanne Sciaud-Facchin, nos zèbres auraient du mal à comprendre l’implicite et le sous-entendu. Cette caractéristique peut, dans une société sur-codée comme la nôtre, les amener dans des situations délicates.

  • Leur mémoire est plus importante

Les HPI ont plusieurs caractéristiques liées à leur mémoire. Par exemple, il leur faut moins de temps pour apprendre. Un enfant non-HPI aura besoin de 8 répétitions en moyenne pour apprendre quelque chose contre 2 pour un HPI. Par ailleurs, une fois la tâche maîtrisée, leur cerveau aura besoin de moins de glucose pour l’accomplir.

 

Néanmoins les HPI ont aussi d’autres différences. Par exemple sur le plan émotionnel et sensoriel, ils ont une hypersensibilité. Une quantité plus importante de matière grise dans différentes aires cérébrales expliquerait ce phénomène. Cette caractéristique peut les amener à se sentir oppressés par des sons, couleurs, odeurs, sensations tactiles… alors que les autres ne le seraient pas. Parallèlement, ils ont aussi une capacité d’empathie exceptionnelle. Ils sont capables de ressentir l’état émotionnel de la personne avec qui ils sont. Cette particularité peut être assez anxiogène dans la mesure où ils peuvent se sentir submergés par ces informations. Pour finir, ils ont une lucidité et un regard sur le monde très développé.

Conclusion

Tu l’auras compris, il n’existe pas une seule définition du haut potentiel intellectuel. Chacun va développer des caractéristiques différentes des autres même s’il existera un certain degrés de similitude dans leur fonctionnement. En revanche, si l’on doit retenir quelque chose de l’HPI, c’est que tout peut être “trop” chez lui. Parfois une réaction paraîtra exagérée alors qu’elle est tout à fait justifiée pour lui. Évite donc les “tu te prends trop la tête”, “tu as vu comment tu réagis” et autres banalités qui ne feront que l’isoler et le blesser.

 

J’espère que cet article t’auras éclairé ! Et toi ? Quelles sont les caractéristiques qui te ressemblent le plus ? Dis le moi en commentaire ! J’ai hâte de te lire.

 

Références :

G Geake, John. (2018). The Neurobiology of Giftedness.

Sciaud-Facchin, Jeanne. (2008). Trop intelligent pour être heureux.

Sciaud-Facchin, Jeanne. (2012). L’enfant surdoué.

Fanny Nusbaum, Salem Hannoun, Gabriel Kocevar, Claudio Stamile, Pierre Fourneret, et al.. Hemispheric Differences in White Matter Microstructure between Two Profiles of Children with High Intelligence Quotient vs. Controls: A Tract-Based Spatial Statistics Study.. Frontiers in Neuroscience, Frontiers, 2017, 😉 à nos chercheurs français !

La neurobiologie des HPI, Over the 130

Share Button

Vous aimerez peut-être aussi :

Florian BIGEY - Coaching Zèbre

Author Florian BIGEY - Coaching Zèbre

Coach pour Atypiques, j'ai d'abord évolué en tant qu'infirmier puis naturopathe. Après mon dépistage HPI à l'âge de 24 ans, j'ai voulu me spécialiser sur l'accompagnement de la population neuro-atypique. J'aide aujourd'hui les autres à remettre du sens dans leur vie, reprendre confiance en eux et libérer leur potentiel.

More posts by Florian BIGEY - Coaching Zèbre

Join the discussion 5 commentaires

  • Assma Alioui dit :

    Bonjour,
    Ça fait quelques mois que je m’intéresse au sujet car je suis allée voir une psychothérapeute qui me l’a dit cash en une séance. Ça m’a tellement bouleversé mais avec le temps et avec la lecture de differents articles je ne sais pas si c’est vraiment ça qui explique mon comportement “atypique”.
    J’arrive à comprendre certaines choses assez rapidement mais par moment j’ai l’impression d’être complètement à côté de la plaque pour des choses simples. Je n’ai pas une bonne mémoire. Je suis hypersenble uniquement lorsque je sens une injustice. Lorsque certaines personnes se plaignent pr des futilités je suis complètement insensible voir dure face à elle.
    J’ai peur de passer le test au cas ou on constate chez moi un Qi plus faible que la moyenne.
    Bcp de questionnement sur le sujet car je souffre du rejet de l’autre…

    • Florian BIGEY - Coaching Zèbre dit :

      Bonjour Assma,
      Merci pour votre partage d’expérience ! En effet, un test de QI cela fait toujours peur car cela peut remettre beaucoup de choses en question. Toujours est-il que vous vous sentez en décalage et ça c’est concret, il y a toujours des choses à faire. Beaucoup de HP manifestent visiblement une intolérance à l’injustice, même si ce signe à lui seul ne suffit pas à définir un haut potentiel. La question qu’il faudrait vous poser est plutôt est-ce que ce test est une priorité aujourd’hui ? Documentez vous sur le sujet, lisez, allez faire un tour sur les forums… vous verrez bien si les récits de vie des gens vous font écho et à ce moment là vous pourrez envisager le passage d’un test.
      Concernant la question du rejet, vous dites souffrir du rejet de l’autre. Mais est-ce que vous vous aimez vous-même ? On cherche souvent en l’autre ce qu’on ne trouve pas en soi. Cela ne veut pas dire que ça n’existe pas, mais qu’il faut parfois creuser un peu pour y arriver.

  • Cohen Laura dit :

    Comment savoir si on est zèbre??

  • Laura Cohen dit :

    Comment savoir si on est zèbre?? Je ne sais pas si je suis zèbre ou pas parce-que je suis une meuf bizarre qui a eu des problèmes de personnalité au collège et lycée, qui dessinait dans son coin et qui ne parlait à personne en se posant 10000 questions. Je n’ai même pas eu le bac lol. Bref merci pour cet article en tout cas c’est intéressant je croyais qu’un surdoué c était une fille ou un gars qui avait de bonnes notes. Moi j’avais carrément une phobie de l’école. J’ai toujours pensé que j’étais débile d ailleurs. Mais là ça me parle un peu trop ça. C’est vrai que j’ai souvent des pensées rapides pas très structurées et que je suis contre l’organisation. Enfin pas contre parce-que j’y arrive pas ou quoi, ou que ça me fait chier mais parce-que ça s’oppose a ma créativité.

    Bis cordialement
    Deso des fautes

    Laura

    • Florian BIGEY - Coaching Zèbre dit :

      Bonjour Laura,

      Pour savoir si on est zèbre, il faut passer un test de QI avec un psychologue qualifié pour. Attention cependant, ce test n’est pas toujours représentatif (voir mon article sur les tests de QI). Par rapport à tes difficultés au lycée, tu peux aussi regarder l’article sur les surdoués en échec scolaire.
      Comme ce test est assez cher, il vaut mieux dans un premier temps commencer par des lectures comme “trop intelligent pour être heureux”, “l’adulte surdoué”… Il est aussi possible de passer le pré-test de la MENSA gratuitement sur leur site pour se donner une idée. Une autre lecture qui peut t’intéresser c’est la théorie des intelligences multiples de Howard Gardner. Pour lui, il y a plusieurs formes d’intelligence. Peut-être que tu trouveras celle qui te parle le plus ?
      Je suis content que tu ais aimé l’article !

      Bonne soirée !

Laissez un commentaire